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Note d'intention du producteur

Le concept de « THE EYE-OPENER » est une immersion dans la vie et la pratique d'un métier, celui de grand reporter de guerre. L'engagement personnel, souvent à la limite de l'engagement vital, est indissociable de l'exercice professionnel du reporter de guerre.

Il ne s'agit pas de tracer un « portrait-type » du professionnel, tant la personnalité de l'individu, ses choix, ses expériences et sa perception des faits sont déterminants dans l'exercice de ce métier mais de relater une façon de vivre.

Que savons-nous de ceux qui rapportent l'Évènement, de leurs épreuves, de leurs sensibilités et de leurs réflexions ? Peu de chose. La lessiveuse de l'Information ne relaye qu'une part de leur travail et expose l'image de quelques uns de ces « intermédiaires » que lorsqu'ils sont otages.

A l’origine du concept de « THE EYE-OPENER », il y a la vie exceptionnelle d’un homme, Patrick Chauvel, journaliste-grand reporter de guerre, l’un des derniers indépendants ayant couvert les conflits majeurs de la seconde moitié du XXé siècle et qui aujourd'hui encore s'engage au cœur de l'histoire en marche.

Son engagement personnel et professionnel est à la démesure de la violence qu’il côtoie sur le terrain. Il aurait dû mourir cent fois, il a été blessé à plusieurs reprises, kidnappé, conduit au poteau d’exécution, il a tué pour sauver sa peau et flirté avec la folie, mais il n’a jamais abandonné. Il est considéré comme le photographe le plus fou de la planète, et peut-être l’est-il un peu, mais peut-on sortir indemne de quarante ans de guerre impitoyable ?

Ce vécu aurait de quoi rendre modeste certains action heroes de grandes productions américaine. Mais l’intéret et la force de ce vécu résident surtout dans cette volonté pugnace à défendre le témoignage indépendant et lui conférer la place qu’il mérite dans l’Information de l’opinion public. « C’est pas avec tes photos que tu va changer le monde ! ». Patrick le sait mais il sait aussi le pouvoir de l’image, son influence sur les hommes et le cour des événements. Cette conviction, Patrick la partage avec nombre de ses confrères et elle est une base essentielle du concept de « THE EYE-OPENER ».

En choisissant la forme de la fiction animée, le concept de « THE EYE-OPENER», se détache du genre documentaire ou du moins, abolit-il la frontière entre documentaire et fiction. Si la véracité du propos, les références à des conflits et l'assimilation d'images du réel lui confèrent une fibre documentaire évidente, la construction narrative sera celle d'une fiction, forçant la dimension humaine des protagonistes et la mise en scène du « vécu ordinaire » du témoin professionnel.